Le Bilderberg le plus puissant lobby au monde ?

Le Bilderberg, lobby le plus puissant du monde ?

Seriez- vous choqué si l'on vous disait qu'un groupe ayant pour membres des PDG des plus grandes multinationales du monde, comme David Rockefeller (fondateur de la Trilatérale, et administrateur de la banque JP Morgan entre autres), d'anciens chefs d'Etat et de gouvernement comme Bush Ier, Clinton, Thatcher, de hauts fonctionnaires comme James Wofensohn (ancien président de la Banque mondiale), Paul Wolfowitz (ex-directeur de la réserve fédérale américaine, ex-président de la Banque mondiale, ex-secrétaire de Bush à la Défense...), Richard Perle (une des éminences grises des néo-cons américains, grand promoteur de l'invasion de l'Irak) ou Henri Kissinger, prend des décisions qui, bien que secrètes, sont appliquées par les institutions internationales et les Etats ?

Le Bilderberg est un lobbie mis sur pied en 1954 aux Pays-Bas, à un moment clé de la construction européenne : juste après la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) en 1953, qui devait créer un marché ouvert pour le charbon et l'acier, on abandonne l'idée d'une Communauté européenne de défense (CED). 1954, c'est juste avant le traité de Rome qui renforce la « coopération » entre les Etats membres, et vise à créer un vaste marché commun dans lequel les marchandises circuleraient librement, tout cela chapeauté par une très démocratique Commission européenne.

En 1954, donc, le prince Bernhard des Pays-Bas, né allemand, ancien nazi et ancien membre des SS, et David Rockefeller, créent à l'hôtel Bilderberg une sorte de club privé, afin de discuter des grands enjeux économiques et stratégiques, et visant à terme une gouvernance mondiale avec l'OTAN comme commandement. Il réunit chaque année entre 100 et 150 participants, membres ou invités, qui débattent à huis clos d'un ordre du jour hautement stratégique.

En 2007, la réunion se tenait à Istanbul du 31 mai au 3 juin. Ce n'est pas un hasard, car les Etats-Unis poussent l'Europe à s'élargir toujours plus à l'Est, et maintenant à intégrer la Turquie. Parmi les Français, étaient présents le rédacteur en chef du Figaro, les PDG d'EADS, AXA, Lafarge, Bernard Kouchner, Jean-Claude Trichet (gouverneur de la BCE), Thierry de Montbrial (président de l'IFRI, un think tank français de politique internationale), mais aussi le ministre grec de l'Economie et des Finances, le Premier ministre des Pays-Bas, José Manuel Barroso, la reine Béatrix des Pays-Bas, Etienne Davignon (président du groupe de Bilderberg, président et fondateur de l'European Round Table, un lobbie des multinationales européennes auprès de la Commission, ex-vice-président de la Commission, membre de la Trilatérale, membre du directoire du Centre for European Policy Studies, ancien ministre belge des Affaires étrangères, président de l'Association pour l'union monétaire en Europe, premier président de l'Agence internationale de l'énergie, vice-président de Suez-Tractebel, administrateur de la banque Fortis, d'Accor, de Fiat, Suez, BASF, Solvay, entre autres...), le président de la FED à New York, le président du National Bureau of Economic Research, le PDG du Washington Post ; Neelie Kroes (Commissaire européenne au marché intérieur et à la concurrence), Jaap de Hoop Scheffer (Secretaire général de l'OTAN), Richard N. Haass president du Council on Foreign Relations (CFR), le PDG de Royal Dutch Shell, le directeur de la banque Lazard, le ministre des finances italien, Richard N. Perle membre de l'American Enterprise Institute for Public Policy Research (think tank américain), David Rockefeller grand banquier, co-fondateur du groupe de Bilderberg, ex-président du Council on Foreign Relations (CFR), président et co-fondateur de la Commission Trilatérale, James D. Wolfensohn ex-président de la Banque mondiale, et des journalistes du Financial Times, de l'Economist, du Wall Street Journal ...

La liste des personnalités membres et invitées depuis 1954 est longue, mais concerne toujours les mêmes milieux. A ces réunions d'une durée de trois ou quatre jours, on retrouve le gratin politique national et international occidental, le gratin des multinationales, et des journalistes de tendance libérale. Une à deux semaines au plus tard après lesdites réunions, qui se déroulent dans le plus grand secret et protégées des journalistes, c'est le G8 qui s'ouvre un peu plus loin, attirant cette fois la plupart des médias de la planète. Aux réunions du Bilderberg, il n'y a pas de conférence de presse, pas de journalistes, et les invités ne peuvent pas prendre de notes... En 2003, la réunion du groupe Bilderberg s'est tenue à Versailles (la château a par ailleurs été fermé au public pendant une semaine) en même temps que le G8 qui se déroulait à Paris. C'est au G8 que sont concrétisées une partie des décisions prises par les Bilderbergers, dont certains sont présents également au G8.

On devient membre par cooptation, et il y a différents niveaux d'adhésion. Seuls la dizaine de membres du comité consultatif connaît l'ensemble de la stratégie du groupe, et ses orientations. La plupart des membres ne connaissent qu'une petite partie des visées du groupe. Certaines décisions du groupe sont aujourd'hui connues : en 1999 les débats ont porté sur la globalisation et l'établissement d'organes supranationaux pour régir l'économie de la planète ; en 2000 il s'agissait d'effacer les identités nationales en Europe, en 2001 cela portait sur les projets militaires américains et l'élargissement de l'OTAN ; en 2005 on y a parlé de gouvernance mondiale, du renforcement de l'OTAN, de l'élargissement de l'Europe, de la création d'une taxe mondiale sur le pétrole, prélevée par l'ONU et payée par l'ensemble des citoyens, ainsi que de l'importance d'empêcher l'Iran de devenir la puissance du Moyen-Orient. Cette année, on a parlé du problème de l'énergie, de l'Iran, de l'entrée rapide de la Turquie dans l'Europe...

Les membres du groupe Bilderberg sont souvent également connectés avec d'autres groupes de pression, comme la fameuse Trilatérale, qui a défrayé la chronique dans les années 70, le Concil on Foreign Relations (CFR), ou encore la Round Table. La Trilatérale est créée en 1973, l'année où l'OPEP augmente le prix du pétrole de 400 %, et juste après la crise monétaire qui a amené la fin du système de Bretton Woods (parité des monnaies par rapport au dollar, et du dollar par rapport à l'or). Ce sont des membres du groupe Bilderberg et du CFR qui en ont l'initiative. Parmi eux, on retrouve David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Ses membres sont les pontes - cooptés, comme les Bilderbergers - de la politique et de l'économie mondiales, venant d'Europe, d'Amérique du Nord et de l'Asie Pacifique.

La Trilatérale fournit des « analyses » et des « études » dans de nombreux domaines aux institutions internationales et aux Etats, qui s'en servent comme base pour les orientations politiques et économiques, et pour faire les textes de loi. Raymond Barre, Simone Veil, Laurent Fabius, Jacques Delors, Roland Dumas, Patrick Devedjian ou François Bayrou en ont été membres, mais aussi Bush Ier, Jimmy Carter, Bill Clinton, Dick Cheney...

Le but est de dépasser l'échelle nationale et de constituer une gouvernance mondiale, que ce soit dans le domaine économique, politique ou militaire, pour lesquels il faut donner des « réponses globales ». Il faut instaurer un ordre politique et économique mondial, garantissant la pérennité du système. Cela passe par le placement de ses membres dans lesdites institutions et gouvernements, comme ce fut en grande partie le cas pour Jimmy Carter, qui avait Brzezinski pour principal conseiller.

Un autre de ces lobbies, le Council on Foreign Relations (conseil des relations étrangères) est aussi un think tank américain, qui s'est donné pour mission de conseiller le gouvernement des Etats-Unis. Fondé en 1921, quand les Etats-Unis commencent à se piquer d'intervenir systématiquement à l'étranger, par un proche conseiller du président Wilson, il regroupe plus de quatre mille membres - toujours cooptés, dont une partie sont aussi Bilderbergers ou dans la Trilatérale, et l'un de ses piliers est encore une fois David Rockefeller. Le CFR aussi est financé par des dons « privés », comme la fondation Ford, satellite de la CIA, la fondation Rockefeller, la fondation Carnegie, et plus de 200 multinationales américaines. Le CFR lui aussi veut établir une espèce de gouvernement mondial, laissant la place pour un libéralisme débridé, lui aussi insère ses membres dans les gouvernements et les institutions internationales, auxquels il fournit ses « analyses » (Brzezinski en a d'ailleurs réalisé certaines).

En Europe, le Bilderberg est connecté avec l'ERT, l'European Round Table (fondée en 1983, copie de la Round Table américaine fondée en 1891), qui regroupe les patrons de 47 plus grosses entreprises européennes (BP, Saint Gobain, Unilever, Total, Nestlé, Danone...), a pour président Jérôme Monod (Lyonnaise des Eaux), et cherche à orienter la politique économique européenne dans le sens qui arrange les multinationales grâce à un lobbying puissant et acharné à la Commission et au Parlement européen, mais aussi au niveau des Etats, ceci, à l'instar du CFR ou du Bilderberg, dans la plus grande discrétion. Jacques Delors, pourtant socialiste, a avoué avoir repris entièrement l'un de leurs rapports pour son Livre Blanc : Croissance, Compétitivité, Emploi.[1] Lorsqu'il était président de la Commission européenne. L'ERT a notamment réussi à vider de sa substance la directive européenne REACH qui devait obliger les industriels à un contrôle strict des produits chimiques dangereux, en menaçant de licencier massivement et de délocaliser, mais aussi en fournissant à la Commission et au Parlement des « analyses » complètement fantaisistes allant dans le sens de leur communication. Une partie des membres de l'ERT sont aussi des Bilderberger, comme Etienne Davignon (déjà cité) ou Peter Shuterland (BP).

Nous avons donc là des tractations qui se font au sommet, pour lesquelles le citoyen n'est jamais consulté, et les journalistes indépendants jamais invités, ne serait-ce que pour des conférences de presse. Tout se déroule dans le plus grand secret, jusqu'à ce que les lois soient mises en place, ou jusqu'à ce que les guerres éclatent. On doit à ces groupuscules un combat acharné pour maintenir un libéralisme sans faille sur toute la planète, quel qu'en soit le coût humain, pour le seul profit des multinationales. Mais il faut aussi avoir conscience du fait que ce sont toujours les Américains qui mènent la danse, afin de garantir cette suprématie du dollar, qui sans les efforts de ces multiples groupes de pression aurait bien du mal à conserver une valeur quelconque. Car si le dollar chute, et n'est plus la monnaie d'échange principale (notamment grâce au fait que le pétrole ne s'échange qu'en dollars, ce sont les fameux « pétrodollars »), c'est la puissance américaine qui va s'écrouler. L'enjeu est donc de taille, et si la guerre en Irak a été décidée, c'est d'abord parce que Saddam comptait revendre son pétrole en euros. Toute la force de pression des lobbies tels que le Bilderberg, la Trilatérale ou le CFR a donc été concentrée sur l'invasion de l'Irak et le contrôle des puits de pétrole. C'était d'ailleurs pratiquement le même processus qui a été à l'origine de la guerre contre l'Iran en 1980, et pour laquelle les Etats-Unis ont armé l'Irak. Maintenant c'est à nouveau l'Iran, deuxième producteur de pétrole après l'Arabie saoudite, qui est dans le collimateur, car elle aspire à battre en brèche l'hégémonie américaine sur la région.

En dehors du fait que les discussions de ces groupes portent sur la manière de diriger uniformément la planète entière, au mépris de la notion même de démocratie, ce qui pose problème est la connivence entre le pouvoir politique et le pouvoir économique, le premier facilitant l'influence du second au lieu de la freiner. Un Etat, et donc ses représentants, doivent en principe travailler pour le bien commun, pas pour des intérêts particuliers. Que nos élus se retrouvent à des réunions avec les faucons américains et les PDG des plus grosses multis de la planète, pour décider en secret du sort du monde reste une incohérence, ou une perversion du système. La question est : dans l'intérêt de qui s'opère un tel processus ?

[1] Cf. Bernard Lecherbonnier, Les Lobbies à l'assaut de l'Europe, Albin Michel, 2006

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# Posté le mardi 30 juin 2009 16:33

Contre les Ordinateurs de Vote

la "Pétition pour le maintien du vote papier", à cette adresse :
http://ordinateurs-de-vote.org/vp
Cette pétition est proche des 100 000 signatures.

J'en parle autour de moi parce que bien que le Conseil Constitutionnel ait reconnu que "l'intrusion des machines à voter (...) rend opaque ce qui était visible" et "prive le corps électoral de la surveillance collective des opérations dans lesquelles s'incarne le suffrage universel.", le vote électronique est toujours d'actualité.

Aux dernières élections, 1,7 million d'électeurs ont voté au moyen d'ordinateurs, sans avoir le choix, parce que leur mairie en a décidé ainsi : dans une grande partie des Hauts de Seine, à Brest, le Havre, Reims, Le Mans, Mulhouse, etc...

Une démonstration frappante (i-Télé, 6 min):
http://ordinateurs-de-vote.org/dn#itele

Merci de faire passer l'info aux amis, famille, voisins, etc... (dans votre messagerie, cliquez sur "Transférer", et ajoutez leurs adresses EN COPIE CACHEE).

# Posté le mardi 30 juin 2009 12:18

le Projet Blue Beam

Le projet Blue Beam

Cette thèse conspirationniste véhiculée par les mouvances chrétiennes américaines et autres mérite d'être mentionnée. Il s'agit d'une version de l'Apocalypse intégrant les technologies de pointe de notre époque. C'est là, l'aspect le plus frappant du projet Blue Beam dont le scénario est écrit depuis des lustres dans la Bible.

Introduction
Le projet Blue Beam de la NASA présenterait une stratégie en quatre phases pour imposer la réligion du nouvel âge avec « l'Antéchrist » à sa tête. Derrière cette formulation religieuse qui porte à sourire, se dissimulerait un plan scientifique, mettant en oeuvre des technologies spatiales de pointe.
Selon cette théorie conspirationniste une religion mondiale unique constiturait la fondation même du nouvel ordre mondial, sans laquelle un contrôle mondial n'est pas envisageable. Une « théocratie » doit en effet disposer d'une religion et d'un sauveur unique pour imposer un culte unique. Le projet technologique Blue Beam viserait donc à tromper le monde par une mystification high-tech.

Première phase
La première phase de Blue Beam concerne l'effondrement de toutes les connaissances archéologiques, religieuses et conceptions scientifiques classiques. De nouvelles découvertes démontreraient aux gens l'erreur fondamentale des doctrines religieuses traditionnelles. Cette falsification de l'information aura pour but de convaincre tous les peuples que leurs enseignements religieux ont été mal interprétés et détournés depuis des siècles. Il s'agit d'une phase de préparation psychologique visant à détruire les fondements des religions traditionnelles. Nous en avons quelques prémices avec l'approche des religions de David Icke. Beaucoup de théories conspirationnistes sapent également les fondements des religions traditionnelles préparant le terrain à une religion mythico-scientifique qui surpasserait et engloberait toutes croyances y compris l'athéisme dans un très puissant mouvement de pensée mondialiste. Cette phase consiste à tirer violemment de certaines illusions les populations, de leur faire perdre pieds en supprimant tous repères, et enfin de leur offrir « la seule vraie religion qui réconcilie, soulage et apaise tout le monde ». Il s'agirait d'une sorte de religion unitaire absorbant toutes les disciplines et tous les courants de pensées dans un paradigme très large et où tous y trouvent leur compte. Ce serait l'équivalent de l'idée de « Science » de la Grèce Antique, à la seule différence qu'elle n'émergerait pas naturellement d'un contexte culturel mais serait artificiellement implantée ou imposée après une profonde déstabilisation psychique des populations.

Deuxième phase
La seconde phase du projet Blue Beam concernerait une gigantesque mise en scène spatiales à l'aide d'hologrammes optiques et sonores en trois dimensions, une projection laser d'images holographiques en divers endroits du monde. Chacun recevra une image en accord avec la foi dominante de son pays. La nouvelle « Voix de Dieu » parlera dans toutes les langues, et chacun l'entendra clairement avec les mots de son conditionnement culturel et religieux. Le show spatial, c'est à dire la projection d'images holographiques dans le ciel sera utilisé pour simuler la fin des temps parmi les nations. Les peuples seront témoins de scènes représentant les prophéties et les évènements que chacun a eu le désir de vérifier. Ces images, musiques et sons seront projetés depuis un vaste réseau de satellites, approximativement à une centaine de kilomètres au dessus de la terre. Le but de ces représentations scéniques est de faire apparaître aux yeux du monde un « nouveau Christ », le nouveau messie Maitreya dont parlent les sutra bouddhistes. Le projet Blue Beam disposerait d'un stratagème si perfectionné qu'il plongera un nombre considérable de personnes dans un état de ravissement quasi extatique, les faisant entrer dans une réalité de substitution. Le projet Blue Beam – la venue du messie – prétendra être l'accomplissement des anciennes prophéties, l'évènement majeur depuis 2000 ans. Et il sera sur fond de cinémascope céleste traduisant en simultané un message d'amour dans toutes les langues et dialectes de la planète.
Avec cette animation virtuelle et le son provenant de la profondeur même de l'espace, les fidèles de diverses croyances, fortement impressionés, seront témoins du retour de leur sauveur comme une réalité vivante.
Ensuite les projections de Jésus, Mohammed, Bouddha, Krishna, etc... se fondront en une seule figure après que l'on aura expliqué le mystère des révélations religieuses et de leur dévoilement. En fait, cette divinité unique, sera l'antéchrist qui expliquera que les différentes écritures sacrées ont été mal interprétées et incomprises, et que les vieilles religions sont responsables d'avoir dressées l'homme contre l'homme.
Cette grande mystification aura pour effet de générer un désordre social, politique, culturel et religieux.

Troisième phase
La troisième phase du projet Blue Beam conjugerait la télépathie avec l'électronique, les systèmes d'émission, de réception où les ondes ELF, VLF et LF peuvent atteindre chaque personne à l'intérieur de sa conscience en vue de persuader que c'est son propre dieu qui lui parle depuis les profondeurs de son âme. De tels rayonnements envoyés par les satellites peuvent s'entremêler avec la pensée pour former ce qu'on appelle la pensée artificielle diffuse. Des expérimentations à ce propos auraient eut lieu dans différents pays. Dans certaines circonstances, une impulsion à basse fréquences peut produire des signaux auditifs pour un seul individu alors qu'ils demeurent inaudibles pour les autres.

Quatrième phase
La quatrième phase du projet Blue Beam concernerait des manifestations surnaturelles. Cette phase comporterait trois leurres différents.
Le premier consisterait à faire croire aux êtres humains qu'un invasion extraterrestre va survenir dans chaque grande ville du monde.
Le second leurre serait de faire croire aux chrétiens qu'un merveilleux évènement va survenir sous la forme d'une intervention extraterrestre bénéfique dans le but de protéger les terriens d'un démon impitoyable. Le but de cette manoeuvre serait de rassembler d'un seul coup tous les opposants à l'ordre mondial juste avant le début du spectacle céleste.
Le troisième point de cette quatrième phase est l'usage global de tous les moyens de communication moderne pour diffuser des ondes visant à déstabiliser psychiquement les populations aux moyens d'hallucinations individuelles et collectives.
Après la « nuit des mille étoiles », et tous les boulversements mondiaux suscité par cet évènement, la population mondiale sera prête pour accueillir le nouveau messie en chair et en os, un cyber-Rockfeller faussement extranéen, qu'on suppliera de rétablir l'ordre et la paix à n'importe quel prix, mais surtout au prix de notre liberté individuelle. Une unité artificielle des peuples permettra de régler les problèmes urgents, lesquels ont été, de toute façon, créés de toutes pièces. Mais, progressivement la face tyrannique de la nouvelle religion mondiale apparaîtra et nombre de personnes se réveilleront. Le contrôle de la terre sera entre les mains d'une caste de « grands-prêtres » et de technocrates impitoyables agissant « au nom de Dieu ». Le but de cette dictature est le contrôle de tous les habitants et le l'exploitation globale des ressources de la planète.

Eléments scientifiques
Sur le plan scientifique, cette thèse conspirationniste s'appuie sur des éléments qu'il est intéressant de citer.

Depuis trente ans, les soviètiques et américains auraient constitué de gigantesques bases de données relatives aux particularités physio-psychologiques, à la composition anatomique et électromécanique du corps humain, ainsi que les études électromagnétiques, chimiques et biologiques du cerveau. Ces bases de données inclueraient également les langues et dialectes de toutes les cultures mondiales. Des programmes religieux de type messianique et autres figureraient aussi dans ces bases. Or, l'ensemble de ces données pourraient être véhiculées par relais de satellites.
D'autre part, si nous mettons ce spectacle spatial en parallèle avec le programme de la « guerre des étoiles », nous constatons que la combinaison de radiations éléctromagnétiques avec l'hypnose a fait l'objet de recherches intensives. En 1974, le chercheur G.F. Shapits aurait dit à ce sujet : « Cette recherche a montré que le language parlé de l'hypnotiseur peut également être tranmis par une énergie électromagnétique directement dans une certaine partie du cerveau humain sans utiliser de moyens mécaniques de réception et de codage, et sans que la personne exposée à cette influence ne puisse contrôler consciemment l'entrée de l'information. On peut en déduire que le comportement volontaire de la personne a été soustrait à son libre arbitre ».
Le psychologue James Mc Connel avance quant à lui : « Nous pouvons à présent combiner la privation sensorielle avec les drogues hypnotiques, et une astucieuse manipulation de la récompense et de la punition afin d'obtenir un contrôle absolu sur le comportement d'un individu. Il sera alors possible de réaliser un rapide et efficace lavage de cerveau qui nous permettrait d'effectuer des changements importants sur la personnalité et le comportement d'une personne ». Cette thèse va plus loin en affirmant qu'un individu ne saurait choisir sa personnalité, et qu'il n'y a aucune raison de croire qu'on a le droit de refuser d'acquérir une nouvelle personnalité si l'ancienne est jugée « antisociale». Ici serait annoncée l'idéologie d'une puissante et subtile tyrannie de la vertu qui impliquera que les anciennes façons de penser, de se comporter et d'élaborer sa foi religieuse seront considerées comme « dépassées », incorrectes et antisociales.
Dans son livre « Le Corps Electrique », le prix Nobel Robert Baker décrit une série d'expériences démontrant qu'on pouvait entendre et comprendre des messages transmis d'une cabine d'isolation, par audiogramme à pulsions micro-ondes analogues à la vibration d'une parole envoyée dans le cerveau. Baker en déduisit « qu'un tel système a une application évidente pour couvrir des opérations destinées à pousser à la folie une cible humaine à l'aide de voix inconnues ou pour donner des ordres indétectables à un tueur programmé ». Le livre de James C. Lynn parut en 1978, (L'Effet et l'Application des Micro-ondes auditives), décrit également comment des voix audibles peuvent être directement diffusées dans le cerveau. Ces micro-ondes pourraient également être utilisées pour brûler la peau, augmenter l'effet des drogues ou affecter le fonctionnement du cerveau. Ces effets ont tous été reconnus officiellement par la CIA, le 21 septembre 1977, lors d'un témoignage devant le Comité de la Santé et de la Recherche. Le Dr Sidney Gottlieb qui dirigeait le programme MK-Ultra à cette époque fut contraint d'admettre les recherches de la CIA en vue de découvrir des techniques affectant l'organisme humain à l'aide de moyens életroniques.
Ces armes pourraient être utilisées depuis l'espace pour atteindre une personne n'importe où sur la surface de la terre.
D'autres articles vont dans ce même sens : en décembre 1980 dans le journal de l'US Navy sous le titre de « La Nouvelle Bataille Mentale », le lieutenant colonel John Alexandre écrivait : « Plusieurs exemples montrent les domaines où des progrès ont été accomplis. Le transfert d'energie d'un organisme à un autre, la capacité de guérir ou de générer une maladie par transmission à distance, cela induisant la souffrance ou la mort sans aucune cause visible, la modification du comportement par intervention télépathique qui comporte la capacité d'induire des états hypnotiques depuis une distance de 1000 km. La possibilité d'hypnose par télépathie présente de grandes possibilités. Ce pouvoir peut permettre à des agents d'être programmés sans même avoir conscience de leur programmation. En terme de cinéma, le « candidat Mandchou » est vivant et n'a même pas besoin d'un coup de téléphone pour agir... S'il est possible de semer des pensées artificielles dans les populations par satellite, alors le contrôle mental de la planète entière est possible. La seule résistance d'un individu sera de vérifier constamment la motivation qui est à l'arrière plan de ses pensées, et ne pas agir sous l'impulsion d'idées qu'il considère étrangères à ses critères moraux, idéologiques et religieux. Mais, une fois de plus, il est sage d'admettre que la télévision, la publicité et l'éducation moderne, et les divers types de pression sociale sont utilisés pour déformer et manipuler nos références morales et philosophiques. Les informations exposées ici sur ces diverses sortes de technologies pourraient être considerées par certains comme ridicules car elles ne cadrent pas avec leur vision de la réalité. Mais certaines personnes croient encore que la terre est plate ».

Sources

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# Posté le mardi 30 juin 2009 12:11

Le C.F.R. (Council on Foreign Relations) (Conseil des Relations étrangères)

Le C.F.R.  (Council on Foreign Relations) (Conseil des Relations étrangères)
Constitution:

Société fondée en 1919-1922 à l'initiative de Edward Mendell House, éminence grise du président Wondrow Wilson. Fondements inspirés du socialisme Fabien anglo-américain vers un mondialisme qui, par la révolution "silencieuse" (au lieu de la révolution par la rue), réalisera la grande synthèse entre capitalisme et socialisme.

Objet officiel:

Le Council on Foreign Relations (C.F.R.) se présente comme un groupe d'étude américain réunissant des spécialistes en diplomatie, finance, industrie, sciences, capables de stimuler dans le public américain un esprit international et de coordonner les initiatives dans cette direction.

Instigateurs et participants:

Voir les 2 autres documents sur la commission Trilatérale et le Groupe Bilderberg pour plus d'informations. L'animateur du CFR est David Rockefeller, président de la Chase Manhattan Bank. Pour citer deux noms connus, nommons George Bush et Bill Clinton comme membres de la CFR.

Relations avec les 2 autres groupes secrets:

Winston LORD est aujourd'hui un des dirigeants du gouvernement CLINTON. Il y a quelques années, alors qu'il était président du CFR, il répondait à un de nos confrères américains qui lui demandait si vraiment c'était la Trilatérale qui menait le monde: "Pas du tout, c'est le CFR qui dirige tout". Voir les 2 autres documents sur la commission Trilatérale et le Groupe Bilderberg pour plus d'informations.

Influence:

Généreusement subventionné par les fondations: Ford -Carnegie- Rockefeller, ainsi que les trusts d'importance internationale comme IBM -ITT- Exxon. Le CFR exerce une influence prédominante sur le gouvernement des États-Unis, sur le congrès et sur les deux principaux partis politiques: le Démocrate et le Républicain.

Gouvernement invisible des états-unis, le CFR compte environ 2700 membres, dont les groupes de travail examinent en permanence tous les problèmes d'actualité. En place depuis les années trente, il a réussi à ce qu'aucun secrétaire au Département d'État, à la Défense, au Trésor, aux postes clés de ces ministères, dans les principales ambassades, à la direction de la CIA, ne soit choisi hors de son groupe. Depuis 1933, toute élection présidentielle a été conditionnée par le CFR. Les affiliés du Council on Foreign relations sont des américains, à qui les relations internationales permettent d'exercer un contrôle étroit sur les états occidentaux, soit directement, soit par l'intermédiaire de sociétés similaires ou annexes, ou d'organismes internationaux présidés par leurs membres, comme la Banque Mondiale.

Il y a derrière tous les Pays d'Europe, derrière toutes les constructions d'un prétendu Nouvel Ordre Mondial, les clubs et les cercles semi-occultes dont Henry Coston et le CEI ont de longue date, souvent de concert, dénoncé les plans et les inspirateurs. Enfants et adeptes de ceux qui, simultanément, ont financé le communisme et le nazisme, offert la moitié de l'Europe au communisme après 1943-1945, assuré la survie du communisme du moment qu'il feignait de se débarrasser du stalinisme, assuré le retour du communisme depuis 1990, en empêchant à l'Est toute "décommunisation" des États, ils veulent à présent passer à l'étape suivante, sous la houlette apparente "de l'Amérique" alors qu'il s'agit strictement d'initiés qui, à travers le CFR, se sont progressivement emparés de l'Amérique.

Les principes de base du CFR se résument aujourd'hui encore à ceci:

Commerce et aide aux pays les moins développés, même révolutionnaires; 2) Des institutions supranationales (en attendant un "Gouvernement mondial") doivent prendre en charge: recherche, exploitation, distribution des ressources énergétiques et matières premières; rationaliser le grand commerce; régler les conflits en obligeant au dialogue, en sorte qu'il n'y ait jamais ni vainqueurs ni vaincus; 3)Le communisme n'est pas l'adversaire, seulement ses excès et débordements; 4)Les souverainetés nationales doivent peu à peu disparaître dans de "grands ensembles économiques et géopolitiques" Le CFR a choisi une troisième voie pour le moment: accélérer d'abord le processus du grand ensemble pan-américain (Canada-USA-Mexique), tout en man½uvrant, y compris par une guerre économique plus ou moins truquée, en sorte d'obliger l'Europe, par réaction, à devenir une entité politico-commerciale assez forte pour substituer un pouvoir supranational à ses Etats-Nations, sous prétexte que le "nationalisme, c'est la guerre, c'est la haine...". On laisse délibérément durer des conflits comme en ex-Yougoslavie pour qu'à la longue, les populations se soumettent à n'importe quelle solution, c'est à dire la solution mondialiste ( voir à ce propos le document Armes silencieuses pour des guerres sans bruit armesil.php).

En 1959, le CFR publie une étude (n°7) soulignant la nécessite "de bâtir un Nouvel Ordre International" du fait que l'URSS avec Khrouchtchev a évolué vers plus de démocratie. En 1960, Elmo Roper qui avait été un des auteurs de l'étude n°7 prononce un discours dans lequel il précise que "le but est un gouvernement mondial" et que, sur le plan militaire, l'OTAN doit être utilisé dans cette vision d'avenir. Ce discours sera ensuite publié à l'usage des affiliés. Divers aléas de la politique Est-ouest ralentissent le plan, mais en 1974, Foreign Affairs, la revue du CFR publie une étude de Richard N. Gardner (CFR, Bilderberg, Trilatérale), laquelle recommande qu'en attendant le moment d'un gouvernement mondial, l'ONU devrait provisoirement coiffer mouvements et organisations diverses, et utiliser tous les moyens "d'éroder morceau par morceau les souverainetés nationales, puisqu'elles entravent la marche du mondialisme". En 1992, dès l'élection de CLINTON (quifait partie du CFR, soit dit en passant), Richard N. Gardner est devenu un de ses conseillers non officiel, mais en permanence dans les bureaux de la Maison Blanche. En 1993, dans Foreign Affairs (sept/oct), trois éminences du CFR, attachées à la Rand Corporation, demandent qu'une sorte d"élargissement de l'OTAN" soit utilisé pour pousser plus avant vers un Nouvel Ordre Mondial. Les temps ont changé, cantonner l'OTAN à son seul rôle en Europe de l'Ouest est inutile. "l'OTAN doit ou sortir de sa zone actuelle d'activités, ou disparaître".

Sources

Sentinel News n°8 (janvier-février-mars 1998) édité par: Groupe sentinelle 8 rue Bertrand de Vogué 51100 REIMS

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# Posté le mardi 30 juin 2009 12:07

la société secrète des Skulls and Bones

la société secrète des Skulls and Bones
Au sein de la très élitiste et puritaine université de Yale sont co-optés chaque année quinze fils de très bonne famille. Ils forment une société secrète aux rituels morbides : les Skull and Bones (Crâne et os). Tout au long de leur vie, ils se soutiennent et s'entraident face aux velléités démocratiques d'une plèbe qu'ils abhorrent. Les deux candidats à la dernière élection présidentielle, George W. Bush et John Kerry, loin d'être des adversaires, s'y côtoyaient en secret depuis trente-six ans. Alexandra Robbins a consacré aux Booners une enquête qui fait référence. Son livre est maintenant disponible en français.
L'association des Skull & Bones nourrit une importante littérature conspirationniste, qui rend responsable ses membres du scandale du Watergate, de l'invasion de la Baie des Cochons ou encore de l'assassinat de John F. Kennedy. Par ses connexions avec le milieu des affaires, notamment le secteur bancaire, ces anciens potaches de l'université de Yale contrôleraient la finance mondiale, voire l'avenir de la planète. Les Skull & Bones auraient d'ailleurs noyauté le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale, la CIA, etc.

Il n'est pas question de discuter dans Voltaire, une publication laïque, de l'ésotérisme pratiqué au sein de cette organisation au cours des rites d'initiation, ou des cérémonies annuelles, mais d'analyser sa fonction sociale et son éventuel rôle politique. Les Skull & Bones illustrent surtout comment, aux États-Unis, s'est perfectionné un système de reproduction des élites par le biais d'une sélection qui, contrairement au mythe du self-made man, ne doit rien au hasard ou aux qualités individuelles. En effet, comme le souligne Anthony Sutton, les membres les plus actifs de l'organisation viennent d'un « noyau d'environ 20 à 30 familles », attachées à la défense de leur héritage et de leur lignée. Il existe ainsi de nombreux mariages entre des représentants des familles membres des Skull & Bones, bien que seuls les étudiants mâles aient pu, jusqu'à une date récente, adhérer à l'organisation.
Yale, une université puritaine et élitiste

Les Skull & Bones sont nés sur le campus de l'université de Yale. Un choix qui, selon la remarquable enquête de la journaliste de l' Atlantic Monthly, Alexandra Robbins, ne doit rien au hasard [1].

Au début du XVIIIe siècle, l'ensemble des universités états-uniennes, qu'il s'agisse d'Harvard, Dartmouth, Williams, Bowdoin, Middlebury ou encore Amherst, ont été fondées par des Congrégationalistes. Mais ils subissent alors la concurrence des Presbytériens, ce qui incite le président d'Harvard, Increase Mather, à agir. En 1701, il quitte son poste et créée une nouvelle université, « afin que l'Intérêt de la Religion soit préservé, et que la Vérité soit transmise aux générations futures ». Avec l'aide de dix pasteurs, dont neuf viennent d'Harvard, il parvient ainsi à fonder le Collegiate School of Connecticut. En 1711, Isaac Newton, Richard Steel et Elihu Yale sont approchés pour transmettre des livres de leur collection personnelle à la jeune institution. Les contacts avec Yale, devenu extrêmement riche grâce à ses activités au sein de la Compagnie des Indes orientales et en tant que gouverneur de la colonie de Madras, sont particulièrement fructueux. Non content de fournir des livres, il finance également largement l'université, qui lui rend hommage en prenant son nom, à partir de 1720, Yale University.

Les liens avec le congrégationnalisme garantissent le puritanisme de l'enseignement et du mode de fonctionnement de Yale. Les étudiants et professeurs doivent prononcer une profession de foi à leur entrée dans l'établissement, et peuvent être renvoyés si leur sincérité est sérieusement mise en doute. À ce puritanisme s'ajoute un élitisme forcené : les étudiants sont classés, dès leur arrivée à Yale, non pas en fonction de leurs capacités, mais de la position sociale de leurs parents. En tête de classe, les fils ou petit-fils de gouverneurs, de vice-gouverneurs. Puis viennent les membres des familles de juges de la Cour suprême. Un plus bas dans le classement, on trouve les fils de pasteurs et d'anciens élèves. En queue de peloton, les fils de fermiers, de marchands et d'artisans. Ce classement décide de la place attribuée à chaque élève dans les salles de classe, à la chapelle et à la cantine. Le plus étonnant, note Alexandra Robbins, n'est pas que ce classement d'entrée dépende du statut social de la famille de l'élève, chose courante dans beaucoup d'universités au XVIIIe siècle, mais plutôt qu'il n'évolue pas avec la scolarité. Ainsi Yale devient l'exemple idéal-typique d'une institution reproduisant les élites et leur hiérarchie interne. Le déclassement est en général occasionné par un manquement disciplinaire, et sanctionne le fait que l'élève a ainsi entaché l'honneur de sa famille.

Il faut ajouter à ce mode de fonctionnement peu banal la licence explicitement donnée aux élèves plus âgés de bizuter, voire de brimer et d'humilier les étudiants des classes inférieures. Le règlement prévoit une série de mesures visant à assurer le respect de la hiérarchie la plus arbitraire, fondée uniquement sur l'âge. Lyman Bagg a raconté dans un ouvrage, Quatre ans à Yale, paru anonymement en 1871, comment il analysait les mécanismes mis en place par l'institution. Ces pratiques autorisées reflètent selon lui le « pouvoir énorme des "coutumes" de l'école dans la création d'une folie temporaire qui fait des hommes faibles des êtres cruels et des hommes bons des êtres sans pitié ».

Cette propension à l'élitisme, à la hiérarchie brutale et au puritanisme incite les élèves, à la fin du XVIIIe siècle, à monter plusieurs sociétés parallèles à l'université. Il s'agit au départ d'associations littéraires, telles que Linonia et Brothers in Unity. L'ensemble des élèves est appelé à adhérer à l'une ou l'autre des organisations. Ce qui n'est pas assez élitiste pour ceux qui souhaitent une stricte reproduction de la nouvelle « aristocratie » états-unienne. En 1780 la branche Alpha de l'organisation Phi Betta Kappa est fondée à Yale. Plusieurs autres sociétés fleurissent à l'époque : la Beethoven Society, l'Hexahedron Club... Petit à petit, les salons littéraires perdent de leur importance, remplacés par des sociétés secrètes, plus élitistes et plus fermées. Au milieu du XIXe siècle, on en dénombre trois principales : les Skull and Bones (Crâne et os), les Scroll and Key (Parchemin et clé) et Wolf's Head (Tête de loup).

Parallèlement, le corps enseignant de Yale décide de suivre le mouvement. Six ans après la création de Skull & Bones, six membres de l'élite enseignante de l'université se réunissent au sein du « Club », bientôt appelé le « Old Man's Club ». Parmi ses six membres fondateurs, on trouve les professeurs Josiah Willard Gibbs et Theodore Dwight Woolsey. Bientôt, l'organisation comptera dans ses rangs William Howard Taft, le futur chief justice du Connecticut Simeon E. Baldwin, l'universitaire Thomas Bergin, le neurochirurgien Harvey Cushing, et le fondateur des Skull & Bones, William H. Russell. Seuls Thomas Bergin et Harvey Cushing ne deviendront pas, par ailleurs membre des Skull & Bones.
La guerre de l'opium

L'université de Yale était un terreau particulièrement fertile pour qu'y prospère une société secrète aussi élitiste et influente que les Skull & Bones. Mais le succès de cette organisation secrète doit aussi beaucoup à la personnalité de son fondateur, William H. Russell. Celui-ci appartient à la grande famille Russell, dont l'un des membres, le révérend Noadah Russell, membre éminent de l'Église congrétionnaliste, a participé à la création de Yale. La famille Russell s'est également impliquée dans la grande guerre de l'opium qui oppose le Royaume-Uni à la Chine dans la première moitié du XIXe siècle.

À la fin du XVIIIe siècle, l'opium cultivé au Bengale avec la bénédiction de l'Angleterre est soumis à un monopole d'exploitation confié à la Compagnie des Indes orientales, une société qui dépend directement de la Couronne et à laquelle Elihu Yale a participé par le passé. La guerre de l'opium, qui commence vers 1815, vise à introduire de force cette drogue sur l'énorme marché chinois. De 320 tonnes annuelles en 1792, la contrebande d'opium atteint 480 tonnes en 1817, puis 3200 tonnes en 1837. La Chine demande alors à la reine Victoria de faire cesser le trafic. La souveraine fait savoir que les revenus ainsi engrangés par le Royaume-Uni sont trop importants pour qu'elle décide d'y renoncer. La tension monte entre Pékin et Londres : en février 1839, un trafiquant chinois est exécuté devant les représentations cantonaises des commerçants britanniques. En juin 1839, la Couronne accepte de détruire d'importantes cargaisons d'opium. De nombreux Anglais quittent alors Canton et Macao pour relancer le trafic d'un peu plus loin, sous la protection officielle de la marine britannique. Dans ces conditions, l'incident est inévitable : le 4 septembre, c'est la première bataille navale de la guerre de l'opium, qui aboutit à la destruction de nombreux navires chinois. Ces affrontements révèlent « la faiblesse des jonques de guerre chinoise et la sanglante détermination des protestants anglais pour que soient victorieux les principes du libéralisme fondé sur le trafic de l'opium » [2].

Samuel Russell, cousin de William Russell, est un important protagoniste de la guerre de l'opium. De nationalité états-unienne, il est le fondateur de la Russell & Company en 1813, qui va concurrencer, dans les années 1820, la domination britannique sur le trafic de drogue en direction de la Chine. L'un des membres éminents de la société était Warren Delano, Jr, le grand-père de Franklin Delano Roosevelt.
Du club Eulogie aux Skull and Bones

C'est dans ce contexte que William Russell crée les Skull & Bones, en 1832. Il est difficile d'établir avec précision dans quelles circonstances. Il s'agirait, au départ, d'une réaction à l'exclusion d'un membre des Phi Beta Kappa, Eleazar Kingsbury Forster. Indigné par le procédé, et souhaitant redonner sa vitalité à Yale, William Russell aurait condamné Phi Betta Kapa, pris Forster sous son aile et fondé, avec treize autres étudiants de Yale (dont Alfonso Taft [3]), une société encore plus secrète et encore plus forte, originellement intitulée le Club Eulogie, du nom de la déesse grecque de l'éloquence. Sous l'influence d'un récent voyage en Allemagne, Russell importe bon nombre de références germanques dans le rituel. En 1833, les jeunes membres adoptent la tête de mort et les ossements comme emblème. À la même époque, le chiffre 322 devient le « chiffre clé » de l'organisation. C'est en effet en 322 avant JC qu'est mort l'orateur grec Démosthène. Selon la « tradition Skull and Bones », la déesse Eulogie aurait alors rejoint le paradis, avant de redescendre en 1832 et de rejoindre la société secrète.

En 1856, les Skull and Bones sont officiellement incorporés au sein du Russell Trust, propriété de William H. Russell, grâce à Daniel Coit Gilman (Bones 1852), président fondateur de l'Université John Hopkins. Le 13 mars de la même année, l'organisation déménage son quartier général au sein d'un bâtiment impressionnant sur le campus de Yale, pompeusement baptisé « la Tombe ». L'endroit est rapidement submergé de reliques guerrières et morbides : on y trouve, d'après les témoignages de membres recueillis par Alexandra Robbins, une accumulation de drapeaux, de tentures noires, d'armes recueillies sur les champs de bataille. Pour ne pas oublier qu'il s'agit d'une confrérie d'étudiants, une série de balles de baseball provenant des rencontres mythiques remportées par Yale est exposée dans une pièce. Le logo de la tête de mort est apposée quasiment sur tous les endroits vierges, tandis que des ossements de carcasses animales sont accrochées à divers murs. Quelques squelettes et ossements humains sont également exposés. La plupart des tableaux présents dans l'enceinte représentent la Mort rencontrant tel ou tel personnage célèbre. Une atmosphère proche de l'univers de la famille Adams selon Marina Moscovici, conservateur d'art du Connecticut qui a travaillé à la restauration d'une quinzaine de tableaux en 1999.

Une polémique a éclaté au début des années 1980 autour du crâne de Géronimo, que les Skull & Bones prétendaient détenir. Ils le montrèrent même à un chef de tribu apache d'Arizona, Ned Anderson. Alors qu'on leur en demandait la restitution, les membres de l'organisation présentèrent un crâne différent de celui montré précédemment, et dont l'analyse révéla qu'il s'agissait de celui d'un enfant de dix ans, et non de celui du chef indien. L'authenticité de la relique, qui a depuis regagné « la Tombe », reste donc discutable.

Le fonctionnement de l'organisation est aujourd'hui mieux connu. Quinze membres sont recrutés chaque année, ce qui permet d'estimer à environ 800 le nombre de membres vivants de l'organisation à n'importe quelle date donnée. Encadrés par des membres plus anciens, les quinze nouveaux impétrants se réunissent deux fois par semaine pendant un an, pour discuter à la fois de leur vie, de leurs études ou de leurs projets professionnels. Des débats sur des questions politiques et sociales ont également lieu. Une fois par an, la société organise une retraite à Deer Iland, une vaste île située dans le fleuve Saint-Laurent, près de New York, où a été construit un club cossu à l'anglaise. Il s'agit bien de Deer Iland et non de Deer Island, conformément à la volonté de George D. Miller, membre des Skull & Bones et généreux donateur de la résidence [4].

Le rituel d'initiation a fait l'objet des interprétations les plus folles de la part des détracteurs de l'organisation. Pourtant, comme le rituel maçonnique, c'est essentiellement le secret qui l'entoure qui en est l'élément le plus déterminant. Et s'il est possible que les cérémonies se déroulant au sein de « la Tombe » aient eu, un temps, des conotations paganistes, voire satanistes, il faut également rappeler que le bizutage des nouveaux élèves de Yale était, par le passé, particulièrement cruel. Cependant, il est improbable qu'on demande aujourd'hui aux étudiants sélectionnés pour entrer dans l'organisation de se prêter à des jeux sexuels morbides devant l'ensemble des autres initiés.
Le réseau

Le plus fascinant n'est pas ce qui se passe au sein de l'organisation, mais plutôt la cohérence de sa liste de membres, qui révèle le talent des membres de Skull and Bones pour constituer les élites de demain. Ainsi, tout président des États-Unis passé par Yale a été membre des Skull & Bones : il s'agit de William Howard Taft, de George H.W. Bush et de George W. Bush. De même on ne compte plus les personnalités membres de l'organisation qui ont occupé, par la suite, d'importantes fonctions dans le monde politique, diplomatique, médiatique, ou même du renseignement.

L'organisation dispose d'importantes connexions dans le milieu diplomatique, et notamment au sein du Council on Foreign Relations. Ainsi, Henry Stimson, secrétaire à la Guerre de Franklin Delano Roosevelt, l'ambassadeur des États-Unis en Union soviétique, Averell Harriman, ou J. Richardson Dilworth, gestionnaire des intérêts de la famille Rockefeller, étaient membres des Skull and Bones [5].

Des membres de Skull & Bones ont également joué un certain rôle dans l'univers des médias. Henry Luce et Briton Haden, tous deux membres de l'organisation depuis 1920, auraient notamment eu l'idée de créer le journal Time lors d'une réunion à « la Tombe ». Averell Harriman, de son côté, a fondé le journal Today qui fusionna en 1937 avec une autre revue pour devenir Newsweek.

Les connexions au sein de la CIA sont particulièrement impressionnantes : William F. Buckey, membre ultra-conservateur de l'Agence et propagandiste réputé, a été membre de l'association, tout comme son frère, James Buckley, sous-secrétaire d'État à la Sécurité, aux sciences et aux technologies, dans le gouvernement de Ronald Reagan, un poste où il supervisait l'octroi de l'aide militaire états-unienne à destination des régimes de droite. Hugh Cunningham (Bones 1934) a lui aussi accompli une longue carrière dans les services états-uniens, de 1947 à 1973. C'est également le cas de William Bundy, Bonesman de la promotion 1939, et de Dino Pionzio (Bones 1950), chef de station de la CIA à Santiago en 1970, où il s'employa à déstabiliser le régime de Salvador Allende.

Le fait que l'organisation serve de moyen de reproduction à l'élite économique et politique du pays lui a assuré une bienveillance inhabituelle des autorités. Ainsi, en 1943, un acte législatif spécial adopté par l'État du Connecticut a exempté les associés du Russell Trust Association, qui gère, entre autres, les avoirs de la société secrète, de remplir un rapport d'activité comme n'importe quelle autre société. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, ses avoirs ont été gérés par John B. Madden Jr, membre de Brown Brothers Harriman, une société née de la fusion, en 1933, de Brown Bros & Company et de W.A. Harriman & Company. Madden travaillait alors sous les ordres de Prescott Bush, père du futur président George H.W. Bush et grand-père de l'actuel président des États-Unis. Tous ces personnages sont naturellement membres des Skull & Bones.

Autre source de fonds : les Rockefeller. Percy Rockefeller fut membre de l'Ordre, et lia l'organisation aux propriétés de la Standard Oil. Autre grande famille rattachée aux Skull & Bones : les Morgan. J.P. Morgan ne fut certes jamais membre, mais Harold Stanley, membre de l'équipe dirigeante du Morgan's Guaranty Trust, appartint à l'organisation depuis 1908. W. Averell Harriman, de la promotion 1913, a également été membre du conseil d'administration, tout comme H.P. Whitney et son père, W.C. Whitney. C'est également de manière indirecte que l'organisation a pu profiter des fonds de la famille Ford, apparemment contre l'avis de celle-ci. McGeorge Bundy, membre des Skull & Bones, fut en effet président de la Fondation Ford de 1966 à 1979, après avoir servi de conseiller pour la sécurité nationale sous John F. Kennedy et Lyndon Johnson.
Présidentielle 2004 : le face-à-face Skull and Bones

Les Skull & Bones n'ont pas véritablement de discours idéologique. Encore qu'il ne soit pas anodin de révérer un financier de la guerre de l'opium et d'utiliser comme objet rituel le crâne présumé du dernier chef d'un peuple que l'on vient d'exterminer. Contrairement à ce que la littérature conspirationniste a pu évoquer, il ne s'agit pas d'un club de néo-nazis, d'ultra-conservateurs, ni même de faucons. Néanmoins, en tant que représentant de l'élite future (ce qui nécessite déjà d'appartenir à la classe sociale disposant des capitaux socio-culturels suffisants pour réussir dans les différents champs de pouvoir), les membres des Skull & Bones partagent une même vision du monde et des rapports sociaux. Tous sont des capitalistes partisans d'un pseudo-libéralisme et attachés aux valeurs de Liberté prétendument incarnées par les États-Unis. Bien que récemment gagnées par les sirènes du « politiquement correct », en admettant progressivement des représentants des minorités ethniques et sexuelles, puis des femmes en 1991 - à la consternation, entre autres, de l'ancien président George H.W. Bush - les élites réunies au sein des Skull & Bones n'en demeurent pas moins l'incarnation quasi-parfaite de la pensée unique de la classe dirigeante états-unienne.

Le fait que les deux principaux candidats à la présidence des États-Unis en 2004, George W. Bush et John Kerry, soient membres de l'organisation, ne peut être interprété comme la manifestation d'une élection arrangée à l'avance entre deux personnalités de connivence. En revanche, on peut légitimement s'inquiéter de la manière dont s'établit la sélection au sein du champ politique états-unien. Car si les deux hommes peuvent s'affronter durement, il est indubitable qu'ils appartiennent l'un et l'autre à un milieu social étroit et homogène et que, à ce titre, ils défendent, malgré leurs divergences, des intérêts proches. D'une certaine manière, pour paraphraser un politicien français, l'élection présidentielle de 2004 ce sera « Skull and Bones ou Bones and Skull ». C'est d'ailleurs pour cette raison que l'Ordre focalise sur lui autant d'attention : il incarne la quintessence du milieu social le plus favorisé des États-Unis, et dont les vues sont loin de représenter l'idéal démocratique auquel aspire le reste de la population. Individuellement, de nombreux membres de l'organisation ont trempé dans la plupart des « coups tordus » des États-Unis des cinquante dernières années, de l'invasion de la Baie des Cochons à l'élaboration de la doctrine nucléaire, en passant par le renversement de Salvador Allende. Et ils n'ont pu le faire qu'en dehors des institutions démocratiques, dans le secret de leur connivence et sur la base d'une fraternité ancienne. Pourtant, aucune décision de ce type n'a jamais été prise au sein de l'association des Skull & Bones elle-même. Ce n'est pas une structure hiérarchisée, apte à prendre de telles décisions et à les faire appliquer. Quoi qu'il en soit, l'Ordre secret reste la façade la plus immédiatement visible de l'« ennemi de classe » que représente l'« aristocratie impériale » des États-Unis.

# Posté le dimanche 28 juin 2009 09:10